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Le musée est : Fermé

La cour

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Pour commencer, donnons un coup d’œil à la petite maison qui abrite la billetterie. Ce modeste, mais coquet bâtiment est une ancienne maison de journalier. On peut encore admirer au premier étage la fenêtre de style renaissance qui a conservé l’appui d’origine, sur lequel on lit le millésime « 1616 ». Au dessus, le comble s’ouvre sur une galerie fermée par un garde corps constitué de balustres en bois tourné.

Cette maisonnette, qui marie la construction en pierre et le colombage, appartenait jadis à un ouvrier agricole. La famille habitait au premier étage, où se trouvait la cuisine et la salle de séjour. Le comble était réservé à l’entreposage des céréales et des fruits. Au rez de chaussée se trouvait le cellier et l’étable. La maison du journalier est un modèle réduit du type d’habitat qui fait l’originalité du village d’Albé. La maison de paysan-viticulteur, à étable et cellier contigus. Vous pouvez admirer quelques exemplaires magnifiques dans la rue qui longe l’Erlenbach, mais vous n’en verrez dans aucun autre village d’Alsace, ni d’ailleurs.

En face de la maison du journalier se dresse le massif bâtiment de la Maison du Val de Villé. Cette ancienne exploitation agricole, qui était en activité jusqu’à il y a une quinzaine d’années, présente les caractéristiques de la ferme de type vosgien, qui s’est répandue dans le Val de Villé lors de la reconstruction qui a suivi la guerre de trente ans au début du XVIIIe siècle. Le logis est placé à l’avant du bâtiment, du côté de la place du Tilleul. A sa suite, se trouve la partie de la maison réservée à l’exploitation agricole. A savoir, la grange, l’étable et la remise. Le cellier a été aménagé sous le logis. La clef d’arcade qui surmonte la porte d’accès reproduit, dans un écu de type germanique, des symboles professionnels.

Un couteau à bardeau, deux daviers de tonnelier placés en sautoir, un maillet de tonnelier. De part et d’autre de l’écu, on peut lire le millésime « 1709 », année de la construction du cellier, ainsi que les initiales des constructeurs, AVDS et SM, qui désignent successivement Augustin Von der scheer et son épouse Suzanna Meyblum. Le linteau surmontant la porte d’entrée du logis, est lui aussi orné d’un millésime et d’initiales. On y reconnaît l’année « 1721 » et les initiales du nom d’Augustin Von der scheer. Les lettres, S.A.M.B.I., sont empruntées au nom de son épouse, Suzanna Meyblumin. A l’époque, le patronyme des femmes prenait, en Alsace, la marque du féminin en « in ».

On aura remarqué le décalage entre l’année de construction du logis et celle du cellier.

A côté de l’entrée de la cave à pommes de terre (galerie de mines), on remarque une cuve de refroidissement d’un alambic qui porte gravé en creux le millésime « 1759 » et les initiales FIVDS (François Ignace VON DER SHEER, un des frères d’Augustin VON DER SHEER, le constructeur de la Maison de Pays).